psychologie, psychologie positive

Ce que nous croyons de nous-mêmes créent notre « réalité »

Lorsque vous pensez de vous « je suis nulle »; « je suis un loser »; « je ne suis pas assez compétent pour prétendre à ce job » ou alors « je ne sais pas me vendre » ; « je ne pourrais jamais parler en public », « je ne suis pas courageuse »; « je suis timide »etc…vous vous collez une étiquette ou une identité.

Or cette étiquette ou identité qu’on se donne a une conséquence importance dans notre vie. D’abord lorsqu’on croit à quelque chose, on a tendance à ne voir que ce qui vient confirmer cette croyance, cela fait partie de ce qu’on appelle les « biais cognitifs », sur lesquels je reviendrai dans un autre post. Deuxièmement, cette croyance sur nous-mêmes ou cette identité que nous nous donnons, influence notre environnement dans le sens de cette croyance, en effet face à un quelqu’un de « timide » ou d' »introverti », on ne se comporte pas comme d’habitude, il y’a comme un malaise qui s’installe, ce qui se passe c’est que l’attitude du « timide » module la réaction de l’autre. Ainsi se renforce la conviction la croyance de son identité de « timide ». A partir de là, on rentre dans une spirale infernale sans fin et qui va en augmentant.

Ce schéma de fonctionnement a été théorisé par des chercheurs américains, basé sur 5 « niveaux logiques » pour expliquer l’impact de ce schéma de pensée sur son environnement et son vécu concret. Mais j’y reviendrai dans un prochain post.

Alors quoi? Alors, on peut se demander si on veut continuer à subir et se laisser emporter dans cette spirale ou si ça vaut pas le coup d’agir pour sortir de cet envoutement qu’on s’auto inflige. Dans le précédent post j’avais parlé de comment nos pensées génèrent nos émotions et agissent sur nos résultats, selon qu’on pense positivement ou négativement. Si on décide que notre identité, est basée sur une croyance fausse qui s’est insidieusement installée au cours du temps à travers les expériences passées, un évènement douloureux, le conditionnement par la société ou par la famille et que cette croyance n’a aucune réalité, elle n’est que le résultat d’une interprétation subjective, une illusion, en somme, alors pourquoi ne pas la transformer !?

Comment transformer sa croyance négative ?

La première étape consiste à l’admettre, il est difficile d’admettre qu’on a été victime d’un illusion pendant toutes ces années, mais il vaut mieux tard que jamais, non? la deuxième est de décider de faire le travail nécessaire pour en sortir. Mais ceci est vrai à chaque fois qu’on veut se débarrasser d’une mauvaise habitude.

Pour changer son schéma de pensée négatif, il faut le remplacer par un schéma de pensée plus judicieux, qui nous permet d’aller vers la réussite. En remplaçant la pensée négative de départ, par une pensée plus positive qui génère une émotion de satisfaction ou de joie, et nous conduit à mettre en place des actions qui conduisent à des résultats positifs qui viendront conforter la pensée alternative que nous avons choisi de croire. C’est pas magique ça?! non seulement on reprend le pouvoir sur nos pensées mais en plus on obtient des résultats qu’on souhaite.

Exemple: Monsieur X croit qu’il est « nul et incompétent ». Il candidate à un poste mais ne l’obtient pas. Il pense alors « je n’ai pas eu ce poste, je ne sais pas me vendre, de toute façon je suis nul et incompétent, je ne suis qu’un raté », on voit que Monsieur X en commençant sa phrase par « je n’ai pas eu ce poste » personnalise l’échec et l’intègre comme étant entièrement de sa faute, puis il affirme « qu’il ne sait pas se vendre » (permanence de la cause, « fatalité ») et termine par une « généralisation » qu’il est « nul et incompétent » et dans tous les domaines de la vie ce qui va le conduire forcément vers d’autres échecs.

Si maintenant Monsieur X décide de modifier son schéma de pensée, et adopte une autre façon d’interpréter l’évènement « non obtention du poste » par exemple il va se dire : Je n’ai pas eu ce poste, d’autres candidats répondaient mieux aux critères du poste (cause externe), ça peut arriver (c’est transitoire), de toute façon je suis plus compétent dans d’autres domaines….(cause spécifique et non pas universelle)

Bien sur ce mécanisme peut paraitre difficile au début, vous faites faire à votre cerveau une gymnastique dont il n’a pas l’habitude, et on sait que changer d’habitude peut prendre du temps, cela nécessite de la vigilance, de la persévérance et du travail, mais rien que de savoir que c’est possible, c’est déjà une victoire!

Entrainez-vous!

Si vous vous reconnaissez dans ce qui vient d’être dit et que vous avez envie de changer, exercez-vous en débusquant le croyances « limitantes » qui vous bloquent et vous empêchent de réussir. Prenez un crayon et une feuille et écrivez ce que vous vous dites en cas d’échec et remplacez le par une pensée alternative « positive ». Pour chacune des situations déterminez la nature de vos attributions causales face à la situation d’échec: cause interne (« c’est de ma faute ») à remplacer par une cause externe (« les autres avaient le profil du poste »), cause permanente (« je ne sais pas me vendre ») à remplacer par une cause transitoire (« ça peut arriver même aux meilleurs ») et une cause universelle (« de toute façon je suis nul ») à remplacer par une cause spécifique (de toute façon je suis meilleurs dans d’autres domaines »). A vous de jouer!

2 réflexions au sujet de “Ce que nous croyons de nous-mêmes créent notre « réalité »”

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