developpement personnel

COVID-19: Faire face à l’incertitude

En ces temps de pandémie et de confinement, nous sommes tous à être dans l’incertitude: quand vais-je retrouver un peu plus de sécurité? Quand vais-je à nouveau visiter mess proches? Dois-je ou pas renvoyer les enfants à l’école? Vais-je retrouver mon travail? Mon entreprise va t-elle licencier? Jamais le futur ne nous avait paru aussi flou. Le covid s’arrêtera-t-il un jour ? La vie reprendra-t-elle son cours normal ? L’horizon économique, si assombri, va t – il se dégager ? Autant de questions angoissantes et insolubles. La réalité est devenue un sol mouvant, qui glisse sous nos pieds. Et nous éprouvons du mal, parfois, à maîtriser notre inquiétude, à gérer l’incertitude au quotidien.

Toute ces incertitudes peuvent provoquer de l’anxiété et d’autres effets malsains, mais en même temps, la recherche montre que les gens sont résilients et peuvent apprendre à faire face et même à s’épanouir en période de troubles. Le fait que cette période d’incertitude prolongée peut laisser des cicatrices durables ou au contraire donner une impulsion pour mieux s’adapter aux événements imprévisibles, dépend en partie des circonstances individuelles – par exemple, si vous avez encore une source de revenu ou si vous ou vos proches tombez malade, mais aussi des stratégies d’adaptation que chacun de nous peut développer – en revanche les personnes qui réagissent aux défis en planifiant tout peuvent avoir des difficultés lorsque l’avenir est si imprévisible.

Pourquoi l’incertitude génère t-elle l’anxiété voire l’entretenir ?

Face à une situation imprévisible et floue nous sommes tous enclins à développer de l’anxiété voire pour certains de fortes angoisses. En effet, l’incertitude est un terrain fertile pour l’anxiété et la peur, car nous ne savons pas ce qui va se passer dans un avenir plus ou moins lointain (notre capacité d’anticipation est très limitée) et c’est normal en fait le cerveau est ainsi fait car il n’aime pas l’inconnu ni les choses floues et ambigues. Alors nous commençons à ressasser des pensées négatives sur les problèmes qui risquent de se produire. Des études ont montré que l’incertitude peut provoquer un cercle vicieux d’anxiété. Plus nous nous inquiétons plus nous renforçons notre état d’anxieux. Cela s’explique par le fait que notre cerveau nous aide à devenir plus performants dans ce que nous faisons et pour cela il fortifie les voies neuronales que nous avons tracées pour ce faire, cela signifie que si nous nous sentons anxieux, le cerveau va renforcer les neuropathies de l’anxiété.

Quel est votre profil ?

Nous faisons tous face à l’incertitude mais nous n’avons pas tous la même tolérance à l’incertitude. De la même manière qu’il y’a des gens qui sont plus à l’aise que d’autres à prendre des risques, il y’a des personnes qui sont plus intolérantes que d’autres face à l’imprévisible et parfois adoptent une attitude hyperactive face à des conditions imprévisibles caractéristique ce sont les personnes qui généralement ont développés des troubles anxieux qui par exemple n’aime pas être surpris ou qui planifient tout à l’avance, au moindre détail prés et pour qui un simple imprévu peut tout gâcher, tandis qu’il y’a des personnes qui sont plus résilientes et acceptent mieux qu’il y’ait une part d’incertitude dans leur vie et font avec, ce sont généralement des personnes qui sont capables de se dire « on verra bien quand on y sera, de toute façon je n’ai aucun contrôle dessus ».

Si vous voulez connaitre votre degré d’intolérance, il existe des questionnaires en ligne qui vous permettent d’évaluer votre degré de tolérance à l’incertitude , comme celui inspiré des travaux du psychologue Nicholas Carleton, de l’université de Regina, au Canada.

Quelques astuces pour gérer l’incertitude

Si vous faites partie des personnes intolérantes à l’incertitude et que cela génère chez vous une forte anxiété voici quelques astuces pour apprendre à apprivoiser et gérer l’incertitude :

  • Connues/inconnues

Premier exercice que je vous propose c’est de décomposer cette incertitude et de bien la clarifier. Pour cela je vous propose de vous munir d’un crayon et d’une feuille de papier et de tracer deux colonnes. Sur une des deux colonnes (colonne des inconnues ou incertitudes) vous écrivez toutes les choses incertaines qui vous traversent l’esprit c’est-à-dire tout évènement incertain pouvant impacter négativement votre futur plus ou moins proche et dans la deuxième colonne (qu’on pourrait appeler Certitudes/ tout ce dont vous êtes sur (e)). Vous verrez qu’à la fin de cet exercice votre anxiété a déjà baissé d’un cran et parfois vous réaliserez que les certaines des certitudes que vous avez listées sont une réponse à quelques unes des incertitudes listées en colonne 1.

  • LA « PIRE CHOSE « 

Cet exercice n’est pas toujours confortable car lister toutes les inconnues peut s’avérer contre productif, et peut conduire à augmenter son anxiété car certaines des incertitudes sont en fait des peurs. est-ce que vous avez peur que l’un de vos proches soit gravement malade? ou que vous même tombiez malade du coronavirus? dans ce cas je vous propose un deuxième exercice qui consiste cette fois à juste mettre des mots sur vos peurs. Notez sur une feuille les pires choses que vous craignez. Ce faisant il est important de séparer celles qui échappent à votre contrôle et celles qui sont au contraire contrôlables. Pour les incontrôlables, la meilleure chose à faire est de juste les accepter car on ne peut rien y faire. Pour les choses contrôlables, je vous propose de mettre un plan de sécurité, je m’explique, en fait il s’agit d’identifier de petites actions qui vous permettent de vous garder en sécurité, mettez tout ce qui vous passe par la tête et surtout ne vous auto-censurez pas (comme par exemple appeler SOS coronavirus) et si vous manquez d’information ajoutez une action de recherche d’information dans votre liste . C’est très utile d’établir un plan de sécurité, surtout lorsqu’on est pris par une crise de panique. Savoir qu’on a ce plan d’action, permet de réduire la crise et de sentir un peu plus en sécurité.

  • REPRENDRE CONFIANCE

Il peut arriver dans des situations de crise de panique ou quand on est submergé par un tas d’incertitudes, quand on a l’impression que tout est insurmontable, ou qu’on est démuni face à une situation qu’on a jamais expérimentée, bref on commence à manquer de confiance en soi. Dans cette situation je vous propose de faire un petit exercice qui consiste à lister sur une feuille tous les challenges et situations risquées que vous avez su relever et de décrire toutes les stratégies que vous avez mis en place pour les affronter (lister tous les points forts de votre personnalité qui ont été sollicités). En faisant ça vous amenez votre cerveau à se concentrer sur vos points forts que vous avez peut-être tendance à négliger.

Dans un prochain article je vous partagerai de petites astuces pour prendre soin de soi. En attendant si vous avez aimé cet article merci de me laisser un commentaire ou de vous abonner pour recevoir gratuitement d’autres outils pour s’auto-coacher.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.